Coup de bol ou signe du destin ?

Chapitre 1 image
Playa Santa Teresa

Costa Rica : Chapitre I

Quand on ouvre les yeux et que l’on commence à remarquer les signes que l’Univers nous envoie, notre vie prend un tournant vraiment incroyable. Un mélange d’intuition et d’intentions. Les signes sont des messages, comme un jeu de piste et le seul moyen de les voir, c’est en écoutant son cœur.

Des exemples j’en ai pleins. Commençons par le plus récent, lorsque j’étais dans l’avion Genève – Amsterdam, qui ensuite devait me permettre de prendre ma correspondance pour arriver à ma destination finale : le Costa Rica.

L’avion va décoller en retard, car à cause du mauvais temps, la piste est surchargée. Trente minutes ils nous disent. Sauf que moi, mon escale est à trente minutes près. J’écris aux filles que je vais rejoindre, dont l’une d’entre elle prend le même avion que moi depuis Amsterdam et leur réponse est la suivante:

« Visualise-toi dans le deuxième avion. »

C’était déjà ce que j’étais en train de faire, dès que l’annonce est passée. Maintenant, c’est instinctivement ce que je fais, ou du moins la première chose à laquelle je pense, car je me suis rendu compte, par l’expérience, car je faisais partie des sceptiques, tout comme la plupart des gens, que si l’on veut vraiment quelque chose, qu’on le visualise, c’est-à-dire qu’on se voit avec ce que l’on veut – en l’occurrence moi dans le deuxième avion – et que l’on ressent l’émotion de joie, de bonheur, par l’accomplissement de ce souhait, il y a de fortes chances pour qu’il se réalise. S’y voir quoi. Et le ressentir. Ne pas douter. Car l’esprit est habitué, programmé pour traiter d’abord le négatif, ce qui potentiellement peut créer une menace, c’est l’instinct de survie. Voir ce qui pourrait tourner mal pour anticiper. Sauf que du coup on a plus de chance de se l’attirer, car on baisse notre vibration.

La première fois que j’ai vraiment fait l’expérimentation d’écouter mon intuition et de poser des intentions, c’était il y a un an et demi, pendant mon voyage en solo, sac-à-dos. Non seulement, il s’est extrêmement bien déroulé et malgré le fait que je n’avais rien prévu à l’avance, rien réservé, malgré certaines activités, visites ou rencontres que je souhaitais faire, je suis allée de « coup de chance, en coup de chance ». Sauf que quand le « hasard » et la « chance » se manifeste tout le long d’un séjour de deux mois, même les expériences les plus improbables et que la seule chose que l’on fait c’est écouter cette petite voix et poser clairement ce que l’on veut et le visualiser…. et bah on commence à y croire.

Penser à ce que l’on veut et lâcher prise.

Donc me voilà dans ce premier avion en train de me visualiser sur le deuxième. Je décide en conscience de lâcher prise, tout en sachant que je vais devoir courir pour l’attraper.

Une fois que l’avion se pose, je fraye mon chemin comme je peux, le plus vite possible, mais il est déjà 14h20, l’avion décolle à 14h30. Ils savent que j’ai du retard, ils savent que j’arrive, mais dans mon stress, je me perds, tourne en rond et après avoir demandé la direction de la porte d’embarquement, je me rends compte qu’il y a le contrôle des douanes à passer, avec une file longue, comme dans un cauchemar. Malgré toutes les circonstances qui se plantent devant moi, me hurlant « tu vas le rater ton avion », une petite voix, celle l’intuition, au fond de moi me rassure. Je ne sais pas comment, mais je vais être dedans à temps.

La douane se trouve en bas, j’ai le choix entre les escalators sur la droite et l’ascenseur sur la gauche. Je me trouve plus près de la première option et pourtant quelque chose me pousse vers la gauche, je ne me pose pas de question, je reviens sur mes pas. Une employée de l’aéroport vient d’appuyer sur le bouton pour descendre, je la rejoins complètement essoufflée et je lui demande confirmation de ma porte d’embarquement. Remarquant mon état, elle me demande à quelle heure je prends mon avion et à ma réponse, « il est censé partir dans 5 minutes », elle réfléchit le temps que les portes de l’ascenseur s’ouvrent et en sortant me lance un « suivez-moi, vite ! ». Je viens de croiser le chemin de mon ange gardien.

Elle me signale qu’elle n’est pas du tout sûre de pouvoir m’amener à temps, mais elle grimpe sur une petite voiturette et me fais signe de monter derrière. Je n’en crois pas mes yeux et dans ma tête, je sais que c’est bon, que je vais l’avoir cet avion.

Elle me fait passer la douane tout droit, dans une entrée réservée au personnel, avec la voiturette, les douaniers prennent deux secondes pour regarder mon passeport, puis on passe auprès d’un autre contrôle, elle leur dit que c’est tout bon et on ressort de l’autre côté. Jamais je n’aurais passé aussi vite un contrôle de ma vie.

La porte est dans une autre aile et la voiturette est assez lente, je ronge mon frein et lui propose même de finir en courant et c’est à ce moment-là qu’elle remarque une hôtesse, de la compagnie que je prends, de l’autre côté du couloir, qui visiblement attends quelque chose…ou quelqu’un.

Trois minutes après je suis installée dans mon siège et je souris. Je souris car une fois de plus, j’ai décidé de faire confiance à l’Univers et il me la bien rendu.

Ah oui et bien sûr, on ne décolle pas tout de suite, un petit retard de dix minutes, à cause du « mauvais temps ». Dix minutes. Moi, je crois que c’est juste le temps qu’il fallait pour que mon sac puisse arriver.

Voilà le début de mon périple au Costa Rica, qui va durer 10 jours.

Je fais connaissance avec Julie, une autre des aventurières, qui se trouve quelque siège derrière moi.

En atterrissant, onze heures plus tard, je réactive mon téléphone et reçois un message de la compagnie qui me signale que mon sac n’a pas suivi. Je dois aller remplir des papiers pour qu’ils puissent me l’envoyer, en principe deux jours plus tard. Cela aurait pu me catastropher, surtout que je n’ai rien pris dans mon petit sac à dos, en dépannage, au cas où. Mais non, je suis sereine et je sais que chaque chose arrive pour une bonne raison. Je ne sais pas encore laquelle, mais je suis confiante et surtout je suis dans le lâcher prise. Le plus important était que moi, je me trouve dans cet avion. Mon sac n’est, au final, qu’un détail. Il arrivera quand il arrivera. J’ai confiance et que je sais qu’il y a un cadeau, bien caché parfois, mais qu’il y a toujours un cadeau dans chaque situation.

Julie, l’autre aventurière, part récupérer son sac, pendant que moi je remplis les papiers de la compagnie et j’inscris l’adresse du bar, à Santa Teresa, derrière lequel se trouve notre villa bleue, car celle-ci n’apparaît pas sur la carte. J’adore le concept. Je suis dans le lâcher prise total. Mon sac me trouvera.

La navette de notre hostel nous attend et nous conduit au Stray Cat où nous passerons notre première nuit, avant de finir le périple demain, qui nous conduira sur la plage tant attendue.

L’hostel est charmant, coloré et le personnel très sympathique. Nous nous installons et allons manger dans l’un des petits restaurants locaux, encore ouvert à cette heure avancée de la nuit. Ne parlant pas, ni l’une, ni l’autre espagnol, on commande à l’aveugle un repas, trop gras, mais qui remplit nos estomacs affamés, avant de rentrer nous coucher et récupérer de notre vol.

Le lendemain, commence la deuxième partie de notre périple, un bus, un ferry, un autre bus. Un voyage qui dure 7 heures. Rallongé sur la fin, car en arrivant dans le dernier tronçon que nous devons faire, nous avons le choix entre un taxi, qui essaie de nous arnaquer et un autre bus. Nous choisissons la deuxième option. Ce que nous n’avons pas compris, faute de parler la langue, c’est qu’un bout de la route est coupée à cause de travaux et le bus s’arrête à mi-chemin, en haut d’une colline, que nous devons descendre à pied, pour récupérer un autre bus en bas, qui nous attend. La route est faite de sable et de graviers, mes chaussures sont aspirées à chaque pas et je les perds plusieurs fois, il est difficile d’avancer, Julie doit en plus traîner sa valise et nous sommes sous un soleil de plomb. Nous arrivons en bas, dégoulinantes de sueur, comme tous les passagers du bus et nous sommes tous reconnaissant de voir le bus scolaire jaune nous attendre. Il fait une chaleur étouffante, mais nous prenons les choses avec bon cœur et l’un de nos compagnons d’infortune met de la musique à plein régime et tous le monde se met à rire et à danser.

Moi, je pense au cadeau que je viens de voir, dans le fait que mon sac ne soit pas arrivé à temps. Avec mon bras, encore fragile de la fracture que j’ai eu deux mois auparavant, je n’aurais jamais pu faire toute cette marche avec tout ce poids sur mes épaules. J’aurais souffert et la vie m’a épargné ce calvaire. Il fera seul ce parcours et je le récupérerais sans avoir eu à le porter. Je souris, que c’est beau d’avoir une foi inébranlable en la vie.

Quelques instants plus tard, nous arrivons enfin à la villa bleue, où nous attende les 8 autres filles de l’aventure. Nous sommes accueillies par Margaux, de GO FIND YOUR SELF, les bras grands ouverts.

C’est parti !

 

Marine

 

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