Et si on sortait de sa zone de confort ?

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Costa Rica : Chapitre II

Après avoir déposé nos sacs et fait connaissance avec les filles, c’est wraps aux légumes sur la plage et premier plongeon dans l’océan. Margaux me prête des affaires et je suis heureuse d’enlever mes vêtements beaucoup trop chauds pour le climat tropical qui règne ici.

J’ai le souffle coupé par la beauté de la nature environnante, pas d’hôtel, pas de construction au bord de la plage, seule la végétation dense est visible. C’est rare et si précieux.

Nous faisons un premier cercle, pour marquer l’ouverture de la retraite. Chacune se présente et partage ses intentions pour la semaine à venir. Pour beaucoup d’entre nous, nous sommes à la croisée de chemin, surtout professionnellement, en quête d’une vie plus juste et plus en accord avec ce que nous dicte notre cœur. Nous avons déjà tellement de points communs et pourtant chacune à une personnalité bien différente. Moi, qui d’habitude préfère la solitude à la vie en groupe et bien qu’il me faille un petit temps pour m’adapter, je me sens à l’aise.

Nous posons tout de suite les bases, les valeurs communes, telles que la bienveillance, l’amour et l’authenticité. Être soi-même, sans condition et acceptées sans jugement. C’est si bon.

Toutes fatiguées après le long voyage que nous venons de faire, nous dégustons le délicieux repas végétarien et remplis de saveurs incroyables, préparé par notre cuisinière pour la semaine, Paola et nous partons rejoindre les bras de Morphée sans tarder.

Avant de dormir, je m’ancre dans le moment présent. « J’y suis. Je suis au Costa Rica. » J’ai encore du mal à y croire.

Je m’endors avec un sourire, le cœur léger.

Le lendemain, c’est réveil à 7h, pour la routine matinale concoctée par Margaux. Chaque matin, découverte d’une pratique différente pour bien commencer la journée. On se retrouve toute sur la plage, pour expérimenter « KATA », une série de mouvement de gratitude pour la vie, le passé, le présent, l’avenir, la masculinité, la féminité, soi-même, les autres… ça fait un bien fou, c’est puissant et la connexion entre nous commence déjà à naître.

Après ce moment hors du temps, nous rejoignons la villa pour un sublime petit déjeuner de fruits exotiques, avant de commencer le premier atelier de développement personnel.

Je vous partage quelques concepts que je retiens et qui ont particulièrement résonné avec moi, la plupart m’étaient déjà familiers, mais les ré-entendre, les ré-ancrer est toujours important.

« How we do one thing is how we do everything.»

« La façon dont on fait une chose, est la façon dont on fait chaque chose. »

Comprendre que notre façon d’aborder la vie, même dans les plus petits détails, est importante et significative du « comment » on aborde la vie en général. Comme par exemple, mon lâcher prise par rapport à mon sac, cela m’a montré que j’avais évolué, car avant, cela m’aurait extrêmement crispée, j’aurais maudit la compagnie, peut-être même que j’aurais fondu en larmes. Maintenant, je vois la vie sous un autre angle, je vois le cadeau dans toute chose et s’il ne m’apparaît pas tout de suite, j’ai confiance dans le fait qu’il est là et me sera révélé au moment juste.

Faire chaque chose avec le cœur, avec bienveillance, avec amour, pour soi, pour les autres. Même la plus petite action est révélatrice de comment nous fonctionnons.

Nous avons fait ensuite un petit exercice d’écoute. Deux par deux, nous avons pris 5 minutes, pour raconter une partie de notre histoire ; l’autre devait simplement écouter.

Pleinement écouter. Sans parler.

La plupart du temps, nous écoutons pour pouvoir répondre. Lorsque notre interlocuteur parle, nous sommes dans nos pensées, formant déjà la réponse que nous allons donner. En faisant cela, nous ne sommes jamais complètement présents et nous occultons une partie de ce que l’autre essaie de transmettre. N’oublions pas que les paroles ne sont qu’une infime partie de la communication. Le non-verbal, les yeux transmettent bien plus.

En étant pleinement présente à l’autre, nous avons toute expérimenté cette connexion différente et bien plus puissante. Nous avons saisi des informations sur notre interlocutrice, qu’elle n’avait pas formé avec des mots. Nous avons ensuite dû décrire la personnalité de l’autre, ce que nous avions ressenti, à travers le bout d’histoire qu’elle nous avait partagé et à chaque fois nous sommes tombées juste. C’était si beau, c’était magique.

Nous avons parlé ensuite des saboteurs, des peurs que nous avons. Pour moi, la plus forte, je pense, était la peur du jugement, du regard de l’autre. Je me suis souvent mis en retrait, n’osant pas prendre la parole, me montrer moi-même, telle que je suis, me cachant derrière des masques. Avoir pu le partager aux filles, dépassant ma peur et me sentant protégée et en sécurité dans ce cercle de bienveillance, encouragée par l’authenticité et la vulnérabilité de ces autres femmes, cela m’a permis de la dépasser. Elles m’ont toutes challengé d’être la première à faire les choses, à prendre la parole durant toute la semaine. Cela aurait pu me faire peur, mais rien que de l’avoir dit à haute voix, le poids sur mes épaules s’est envolé et j’ai adoré jouer le jeu. A ce moment-là, j’ai senti que je venais de lâcher un blocage, qui pourtant m’avait paralysé pendant si longtemps.

Pour changer de comportement, dépasser nos schémas limitants, il n’y a pas de recette magique. Le premier pas est d’en prendre conscience, le deuxième est de pratiquer. Créer des expériences nouvelles, se féliciter, célébrer pour chaque petit pas dans la nouvelle direction.

Sortir de sa zone de confort. Comme ces petits (ou grands) stretchs que Margaux nous a proposé de faire chaque jour.

Le premier a été le suivant :

Elle nous a donné à chacune d’entre nous un trombone, qu’elle nous a demandé d’échanger (sans mentionner l’exercice) contre quelque chose de même valeur ou supérieure. Malgré la peur et les résistances, on a toutes joué le jeu. Chacune à notre tour, encouragée par le groupe, on s’est lancée. J’avais pris deux trombones ; le premier, je l’ai échangé contre un câlin avec un voyageur que j’avais trouvé assis à côté de son sac, attendant un bus, dans la rue. Le deuxième, j’ai mimé la demande à une femme qui vendait des smoothies et ne parlait qu’espagnol, qui me l’a échangé contre un citron, avec un grand sourire. La leçon derrière tout ça ? Le troc peut paraître bizarre, surtout contre un trombone, les gens peuvent rejeter la demande, ou mal la percevoir.

La clef est dans l’énergie dans laquelle on fait l’échange. Car tout est énergie et nous percevons, sans forcément s’en rendre compte, celle des autres. Si nous ne croyons pas vraiment à l’exercice, ou que nous lui résistons, les gens en face résisterons aussi et ne seront pas réceptif. Si nous sommes amusés et convaincus par l’exercice, comme je l’ai été, cela se passera de manière fluide.

Comprendre par l’expérience. Quelle belle leçon de vie nous venions de vivre.

Challenge réussi et une coach fière de nous.

Ce soir-là, remplie d’une énergie nouvelle et toujours dans le lâcher prise, j’ai vécu cette magnifique soirée dans le bar au bord de la plage, où nous avons dansé sous les étoiles.

Libérée du jugement et du regard de l’autre.

Ce soir-là, je me suis reconnectée à mon essence, libre et sauvage.

 

Marine

 

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