De l’intérieur vers l’extérieur

Chapitre 6 image

Costa Rica : Chapitre VI

Ce matin, je me lève comme j’ai pris l’habitude ici, c’est-à-dire tôt.

Je savoure cette avant-dernière journée dans cet endroit paradisiaque et avant même de me lancer dans ma « morning routine », je pose mon sac sur la plage et je me lance dans les vagues, le soleil commençant à peine à réchauffer mon visage. J’adore l’océan, j’adore cet infini qui se déroule devant moi, la force qui émane de ces puissants remouds, les reflets du soleil qui font apparaître des milliers de diamants et tout en observant le spectacle magnifique de la nature qui s’offre à mes yeux, je me rends compte que c’est une belle métaphore de la vie : Il y a certaines vagues que l’on se prend de plein fouet, d’autres dans lesquelles on plonge pour passer en-dessous, ou que l’on traverse et d’autres avec lesquelles on se laisse porter ; on suit le « flow ». Chacun de nous rencontre des obstacles dans son parcours, des challenges sur son chemin, certains nous mettent à terre, puis on finit par se relever, un peu secoué, un peu à bout de souffle, d’autres que nous arrivons à transcender et certains qui nous portent plus loin.

Chaque vague qui se forme devant nous, nous apprend à mieux appréhender la prochaine. A chaque fois, on gagne des outils, des leçons. A chaque fois on se renforce.

J’écris tout ça dans mon journal, lorsque je reviens sur mon linge, essoufflée, mais ravie par le moment que je viens de passer, hors du temps.

Je suis ensuite rejointe par quelques-unes des filles, ce matin pas de routine matinale, on se laisse porter par le moment présent et la joie d’être ensemble.

Après le petit-déjeuner, nous assistons à notre dernier atelier de la semaine, qui porte sur les besoins. Il y en a trois, qui formatent la façon dont nous agissons dans telle ou telle situation :

Le besoin de validation

Le besoin de contrôle

Le besoin de sécurité

Les trois se recoupent, s’entremêlent et s’additionnent. En soi, ces besoins ne posent problème, que lorsque nous cherchons à les satisfaire par l’extérieur. Que nous cherchons la validation, le contrôle ou la sécurité venant de l’autre. Personne ne peut satisfaire ce que nous-même ne sommes pas en mesure de nous apporter. Si j’ai besoin d’être rassurée constamment dans mon couple, que j’ai besoin de satisfaire mon besoin de sécurité, parfois par le contrôle, parfois par la validation de ma propre valeur, etc… c’est que j’ai un manque de confiance en moi, que moi et moi seule est en mesure de m’apporter, pour que je retrouve ma sérénité.

Nous sommes déjà des êtres complets. Nous avons déjà en nous tout ce dont on a besoin. Ce qu’on cherche désespérément partout. On a tendance à oublier que les réponses viennent de nous.

« Tout vient de l’intérieur, vers l’extérieur. »

Nous faisons le tour de nos besoins, parfois cachés, que nous faisons émerger par le début de phrase, telles que : « J’aimerais que… ». Puis nous les transformons en : « Si seulement… ». Un exercice assez simple qui met en lumière nos besoins les plus récurrents.

« J’aimerais avoir plus confiance en moi. » « Si seulement j’avais plus confiance en moi, je me sentirais en sécurité quelle que soit la situation. » Comment est-ce que à partir de cette mise en lumière, je peux m’apporter cette sécurité dont j’ai tant besoin.

A quoi vient s’ajouter cette magnifique question : « A quoi ressemblerait ma vie si je m’approuvais / m’aimais inconditionnellement ? »

Ensuite, nous nous lançons dans une petite introspection en répondant à la question « Quelle est ma définition du succès ? » En d’autres termes, comment serait ma vie, si je me disais « Voilà, là maintenant, j’ai réussi ma vie. J’ai, je fais, j’incarne ce que j’ai toujours voulu, avoir, faire et être. »

Quels sont les choses les plus importantes pour nous, quelles sont nos valeurs, nos indicateurs que nous sommes et serons sur la bonne voie.

Réflexion que nous complétons par : « Quel est le job de mes rêves ? » (Si tout était possible !)

Quand on fait un tour de table, pour résumer en quelques mots notre vision du succès, c’est très beau, car même si chacune à ses propres projets, plusieurs se recoupent, se ressemblent et ce qui ressort le plus, c’est notre volonté à toutes de contribuer, de transmettre, de partager. De se lever le matin avec le cœur remplis de gratitude et de joie à l’idée de commencer la journée. Avoir une vie simple, harmonieuse, en accord avec les autres, avec nous-même et la nature.

Je parle pour la première fois à haute voix de certains projets que j’ai et qui sont dans ma tête depuis quelques mois, mais que pour le moment je n’ai pas osé mettre en route. En les exposant, je dérape dans certains de mes schémas limitants, je me dévalorise, je me sous-estime et suis vite rappelée à l’ordre par mes compatriotes. Si ces idées, projets sont apparus dans mes pensées, sur mon chemin, c’est que je suis capable de les réaliser. Rien qu’en en parlant, en m’imaginant les vivre, la chair de poule court sur mes bras. C’est là, que l’on sait qu’on est sur la bonne voie.

Encore un très beau moment d’authenticité, de vulnérabilité et de partage.

Après cette matinée, encore une fois riche en émotions, nous dégustons le délicieux repas cuisiné par Paula et nous poursuivons la journée par un après-midi à la plage. Quelle joie de sauter dans les vagues entre copines, rigolant à se faire mal aux côtes, profitant de chaque instant merveilleux que la vie a à nous offrir. Je sais que je suis en train de graver dans mon cœur des souvenirs que je n’oublierais jamais.

Pour notre dernier coucher de soleil, nous remontons un peu le long de la plage, jusqu’à des rochers parsemant le sable et emprisonnant l’eau qui forme des petits lagons, reflétant les lueurs rouge-orangée des derniers rayons de la journée. Un spectacle saisissant, complété à merveille par la magnifique chorégraphie que nous offre Maureen.

Puis nous rejoignons le bar de plage, où nous avions dansé sous les étoiles, quelques jours plus tôt, pour célébrer toutes ensembles notre dernière soirée, ici, à Santa Teresa.

C’est tournée de cocktails sans alcool, respectant notre « régime » pour les cérémonies avec une chamane, dès le lendemain.

 

Marine

 

 

 

 

 

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