L’équilibre

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Banff, 2017

Parfois c’est dur. C’est dur d’appliquer toutes ces leçons apprises, cette nouvelle façon de voir la vie, à travers le prisme de la gratitude, de la positivité, de la volonté de grandir à travers chaque expérience placée sur notre chemin.

Parfois on revient à nos vieilles habitudes ; râler, être frustré, tendu, crispé, fâché, impatient, dans l’ingratitude.

Parce que la vie nous renvoie des choses que l’on ne veut plus, parce que les étapes à passer son plus lourdes et difficiles à démêler. Alors on retombe dans nos travers, dans la victimisation, dans la perte de nos pouvoirs de créer ce que l’on veut vraiment. Et sans s’en rendre compte, on stagne, on est bloqué et on se ne rend pas compte qu’une fois de plus, on se retrouve emprisonné dans une cage, de laquelle nous avons les clefs. On s’acharne à ouvrir la porte sans voir que la solution est là devant nos yeux, que pour pouvoir tourner la poignée, on doit d’abord utiliser le trousseau que nous avons juste là, mais que nous ne voyons même plus, notre vision s’étant rétrécie, obscurcie par les œillères de notre négativité.

Parfois, malgré tous les bonds de conscience, les apprentissages, les leçons de vie, on retrouve nos vieilles habitudes, nos anciens schémas, dans lesquels nous replongeons, car leur familiarité nous donne un faux semblant de sécurité.

Car oui, ce fameux lâcher prise, cette nouvelle version de nous-même que nous sommes en train de créer, cette confiance en la vie, l’intuition, le pouvoir de la manifestation, tout cela demande du courage, d’avoir foi en soi et en quelque chose de plus subtil, quelque chose d’immatériel, quelque chose que nous ne pouvons pas palper du bout des doigts ou tenir dans nos mains.

Dans ces moments-là, j’oublie le chemin parcouru, tout ce que j’ai su créer, tout ce que j’ai vécu, traversé, appris, entrevu. Je me laisse engloutir par ce que je pense être quelque chose de trop lourd pour moi. Puis, un petit déclic finit toujours par arriver, que ce soit sous la forme d’une phrase, d’une parole de quelqu’un, d’un livre, d’un film, d’une image, d’une pensée.

Dans ces moments-là, lorsque je me perds un peu, je me rends compte que c’est simplement que je ne suis plus alignée avec ce que je vis. Que j’ai laissé échapper l’équilibre qui m’est nécessaire pour fonctionner.

L’équilibre entre ce qu’il faut faire et ce que je veux faire. Ce qui me fait vibrer. Ce qui me fait perdre la notion du temps. Ce qui crée un sourire dans chaque particule de mon corps.

La frustration que je ressens alors, cette colère sourde qui bouillonne en moi, cette impatience envers le monde, ce n’est pas lui qui la crée. C’est moi. Notre environnement reflète ce qui se passe à l’intérieur de nous. C’est le meilleur indicateur de notre état d’esprit. De notre niveau vibratoire.

Ce n’est pas le monde qui me frustre, qui est à l’origine de cette tension, c’est moi-même. Je suis énervée contre moi-même, car je ne prends plus le temps de prendre soin de mon énergie et de me préserver. Je m’en veux. Et du coup j’en veux au monde.

Est-ce que cette attitude me sert ? Non.

Quelle est la solution ? Retrouver cet équilibre. Quel que soit ce qui vous fait vibrer, ce qui vous passionne, qui vous fait du bien, ce qui vous nourrit, faites-en plus. S’écouter. Pleinement.

Depuis quelque temps je ressens le besoin de me retrouver dans la nature, de me reconnecter, seule, à notre environnement. Et pourtant je ne suis pas allée me balader une seule fois, trop occupée à faire, faire, faire ce que je pense devoir faire absolument. J’ai oublié que le plus important, pour retrouver cet équilibre, c’est ETRE, tout simplement.

Sentir l’air souffler dans mes cheveux, la chaleur du soleil sur mon visage, les brins d’herbes sous mes pieds. Sentir l’énergie parcourir mon corps, me reconnecter à ce qui se passe à l’intérieur. J’attends des réponses, des solutions et j’ai oublié que nous les avons déjà toutes à l’intérieur. Nous savons déjà ce qui est bien pour nous, la direction que nous devons prendre. J’ai oublié d’écouter.

J’ai arrêté, sans m’en rendre compte, d’écouter cette petite voix, ce bruissement de sagesse qui émane de mon cœur et c’est ça la source de la frustration que je ressens.

Prendre du temps pour soi, rien que pour soi, chaque jour est primordial. Méditer, écrire, marcher, danser, vivre pleinement le moment présent. Retrouver cet équilibre.

 

Marine

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