Une tempête à traverser

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Et un jour il se passe quelque chose.

Un événement, une situation que je ne connais malheureusement que trop bien. Une chute vertigineuse, dans les fins fonds d’un gouffre dont j’avais mis la dernière fois bien trop longtemps à remonter les pentes glissantes.

Une douleur bien trop familière me prend à la gorge, me serre le ventre, me comprime les poumons ; une rage qui me fait trembler, floute ma vision et fait pulser le sang dans mes tempes, une émotion difficile à contenir et l’incertitude de savoir si elle va comme la dernière fois me consumer et me laisser à terre.

Les peurs, que je connais que trop bien, qui refont surface, une blessure que je croyais cicatrisée qui se rouvre.

Sauf que depuis la dernière fois où une telle émotion était venue me rendre visite, j’ai fait beaucoup de chemin. Je ne m’en étais pas forcément rendue compte jusqu’à aujourd’hui.

Aujourd’hui, lorsque je regarde ces derniers jours, cette fameuse journée où, encore une fois j’ai cru que tout venait de s’écrouler, lorsque je repense et que je revois l’énergie violente, immense et dévastatrice que j’ai ressenti, la seule chose que je vais retenir est l’infinie fierté de la femme que je suis devenue.

Non seulement, cette douleur, cette rage ne m’a ni consumée, ni mise à terre, mais j’ai réussi à la contenir, la contrôler, travailler toute la journée et malgré mes mains qui tremblaient et cette forme d’énergie que je voyais, que je sentais rugir en moi, je n’ai rien laissé transparaître. J’ai réussi à puiser dans ma force, qui je l’ai compris est bien plus étendue que tout ce que j’aurais pu croire. Une force, un courage, une volonté de rester debout, qui m’a transportée à travers cette épreuve, qui au final aura duré à peine 24h.

Le soir même, je laissais sortir cette émotion, en hurlant dans un coussin, en me vidant totalement, puis en allant me balader, seule, pour prendre le recul dont j’avais besoin, pour qu’à la fin de cette promenade, j’arrive à voir la situation du point de vue de l’amour.

Les pourquoi, les comment cela a-t-il pu arriver ont trouvé des réponses, non dirigées par la peur, la rancune et la colère, mais par l’amour, la compassion et la sérénité.

Au final, chaque vision est valable, mais j’ai choisi la deuxième, car c’est celle-là qui me fait le plus de bien et c’est celle-là dont je retire le plus de force.

On a tous en nous ces deux facettes, l’amour et la peur. La joie et la tristesse. La colère et la compassion. Laquelle choisissons-nous de nourrir ? De faire persister ?

Ce nouveau challenge, cette nouvelle étape m’aura beaucoup appris et plus important encore, elle m’aura permis de guérir. De voir, de toucher, de ressentir cette force que j’ai découverte et fait naître la dernière fois. Je n’ai plus peur, car je sais que je suis là. Je suis là pour moi et rien ni personne ne pourra m’enlever ça.

J’avais, une fois de plus, besoin de vivre ça. Ce sont souvent dans les moments les plus difficiles, que nous évoluons le plus rapidement. Ce sont des instants charnières, dans lesquels nous avons le pouvoir de transformer l’énergie de peur, en celle bien plus puissante de l’amour.

Je ressors de cette épreuve grandie, encore plus forte, sereine, heureuse et confiante dans l’avenir. Je sais où je veux aller, avec qui et pourquoi. Et par-dessus tout, je sais que je peux compter sur moi.

Et ça, c’est le plus beau des cadeaux.

 

Marine

 

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